Cépamafôte

Irancy1

Paris et sa condescendance

Une fois de plus, aller jouer un de mes spectacles à deux heures de Paris a été un bonheur rarement ressenti « à la capitale ». L’accueil, l’implication, la joie de ceux qui s’investissent pour qu’on se sente, à peine arrivé, comme chez nous créent des moments que l’on voudrait vivre tous les jours.

J’en ai marre d’entendre dire que les provinciaux n’aiment qu’un théâtre « Mon cul sur la commode ». J’en ai assez des stéréotypes parisiens qui dénigrent ce public qui se déplace, qui achète des textes après le spectacle, qui parle avec une sincérité dont on ne peut douter. S’il n’a pas aimé, vous le savez ! Et s’il a aimé, le spectateur vous le rend au centuple.

Merci à toutes ces personnes qui se décarcassent, qui se bougent pour faire vivre une culture que les Parisiens du haut de leur condescendance croient inexistante. Parce que bon sang, les « gens de la campagne », ils ont du « chou » et pas seulement dans leurs champs.
Merci à tous ces villages qui permettent au théâtre d’exister à moins de 10€ la place. Hein Paris ! Moins de 10€, ça fait longtemps que tu ne sais plus ce que c’est …

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