Le spectacle

La toute première à Rungis

Le trou noir, une trouille noire… 350 spectateurs qui se lèvent ! On m’a ramené chez moi, je ne savais plus où j’habitais.

 

 

 

 

 

Première saison au Théo

Que voulez-vous que je dise ? Ce spectacle m’a déjà tant offert. Des mouchoirs qui se rangent discrètement quand la lumière se rallume dans la salle.
Cette dame âgée que je ne connais pas qui à la sortie me demande si elle peut m’embrasser et qui me dit : « Merci pour tout le bonheur que vous  m’avez donné ». Cette femme qui au moment de quitter le théâtre se retourne brusquement et se met à encenser la pièce sans s’apercevoir que toutes les personnes présentes s’étaient arrêtées pour l’écouter et qui s’enfuit, aussi vite qu’elle est perturbée, à peine le dernier mot prononcé. Cette adolescente qui me demande : « Pourquoi as-tu écrit cette lettre pour ton fils ? » et qui retient son émotion quand je lui réponds.
Cette salle qui a été si silencieuse pendant toute la première partie du spectacle, au point que je me demandais si tous n’étaient pas des anciens généraux soviétiques qui se croyaient à un défilé militaire, et qui à la fin se lève comme un seul homme.
Le rire contenu de Manu le régisseur, qui au bout de tant de représentations semblait toujours autant apprécier certains personnages. L’accueil de tous les gens du Théo. M’apercevoir après coup que Cépamafôte a réellement plu à un public qui va de 15 ans à 80 et plus….
Michèle qui en coulisses comme une fourmi œuvre pour que tout se passe bien.
En tout, des centaines de personnes que je remercie du fond du cœur.

Seconde saison au Théo

Avant de repartir pour une nouvelle série de vingt dates, je me suis demandé si le public allait encore suivre, s’il n’en avait pas un peu marre. Encore une fois, j’ai été bouleversé car certains revenaient pour la troisième ou quatrième fois. Et ils ne revenaient pas pour moi, mais bel et bien pour le spectacle, pour mes textes, mes personnages.
A la sortie spectacle, j’ai parfois croisé des personnes, que je n’avais jamais vues auparavant, qui tout naturellement se sont mises à me raconter leur vie. C’était comme si les personnages de Cépamafôte leur avait fait prendre conscience qu’elles ne sont pas seules avec leurs émotions.
Il y a eu encore beaucoup de spectateurs qui sont sortis de la salle avec les larmes aux yeux, un sourire rayonnant ou une envie furieuse de m’embrasser !
Pour moi, la rencontre avec les spectateurs reste le plus beau moment du spectacle.

La dernière à Chevry-Cossigny

Encore un spectateur qui me dit que Franck Dubosc me ressemble (mais en moins bien), une dernière embrassade avec une spectatrice que je ne connais pas encore  et j’ai eu ce jour-là, le sentiment que c’était peut-être le début d’autre chose…

 

 

 

 

Dix ans plus tard.

Pendant quelques années, entendre : « Quand le rejouez-vous ? », « Alors, tu le reprends ? C’était génial ! », « Ça me plairait tant de le revoir encore »…

J’ai craqué. Une opportunité. Le centre culturel de la Rue à Mandres (un lieu extraordinaire) me demande de jouer Édith. Je me mets au défi de reprendre Cépamafôte. Accepté

La salle est pleine.

A la sortie, un bonheur retrouvé et partagé.

 

Les critiques des spectateurs

Cépamafôte à domicile

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